LA DERNIERE DANSE

 

Sur Les traces des racines africaines du Maghreb.

2008 - 2019

le stambali est un culte de possession, qui prend sa source en afrique sub-saharienne. il s’est répandu en tunisie et en afrique du nord avec les populations amenées en esclavage pendant la traite orientale. a l’instar des gnawa du Maroc et du diwan algérien, ce rituel est pratiqué par les communautés noires de tunisie. Mélange entre le culte bori de la culture haoussa et le culte populaire des saints musulmans, le stambali est devenu une tradition dans la tunisie contemporaine.

Les chansons et rites de la confrérie du stambali, racontent l’histoire de l’esclavage
et de la déportation de populations d’afrique subsaharienne par les marchands arabes vers le Maghreb. Ils témoignent à la fois de l’histoire de ces peuples et de leurs pratiques mystico-religieuses, indissociables de la traite orientale, et, à la fois, de la richesse de ce patrimoine immatériel.

Le Bou saadiya y apparait, tel un vieux souvenir de ce traumatisme collectif qui se perd dans les noubas du stambali. personnage mythique du folklore tunisien, il symbolise le déracinement des personnes ayant vécu l’esclavage, arraché de leur terre à la recherche de leur identité.

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Même si les pratiques ont évolué de manière nuancée selon les pays, ces musiciens puisent leur origine commune dans une affiliation symbolique à Sidi Bilal, premier muezzin de l’islam et premier esclave noir a ranchi par le prophète Mahomet. leur intégration au monde arabe a pu se faire en se mêlant aux pratiques et croyances de l’islam populaire.

Ce culte, entremêlant musique et danses, invoque les esprits par un phénomène de possession ritualisé où les adeptes o rent leur corps aux divinités dans une transe expiatoire. la musique joue, ici, le rôle d’une mise en ordre du monde.

« La dernière danse » raconte le retour aux sources d’un des derniers initiés à la recherche des traces du Bou Saadiya.

/1  CHAÂBANIYA

Série. 30 Photographies

Tous les ans, Riadh organise sont rituel annuel où il convie de nombreux adeptes. Le temps de cette cérémonie, il rend hommage à l’ensemble du panthéon des esprits qu’ils représentent. C'est aussi l’occasion de marquer son rang de Arifa, initié qui relie le mondes des humains à celui des djinns. Toute la nuit, il invoquera les esprits des saints musulmans et les esprits noirs de l’Afrique, retraçant ainsi, l’histoire des esclaves en Tunisie et de leurs lointains ancêtres mythiques.

/2 ARIFA.

PETITES HISTOIRES DU MONDE INVISIBLE

Série. 13 photographies.

“Je suis Ma Gagia, je suis Baba Kouri, je suis Sidi Abdelkader. Arifa est mon fardeau, Arifa est ma chaîne qui me lie au Grand Monde. Arifa est ma liberté d’exister sur ce pont qui relie le monde des humains à celui des esprits.”

 

  LOOKING  FOR  SAADIYA  2018

LOOKING  FOR  SAADIYA  2018

  LA DERNIERE DANSE   #2 - AFRIQUE DU NORD                                                      Aux racines de la spiritualité africaine au Maghreb.   PROJET 2018-2020.   Voir le dossier ›

LA DERNIERE DANSE   #2 - AFRIQUE DU NORD                                                     Aux racines de la spiritualité africaine au Maghreb.   PROJET 2018-2020.  Voir le dossier ›

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INSTALLATIONS & PRESSE

 

EXPOSITIONS COLLECTIVES & PERSONELLES

 

. 2018 . "Looking for Saadiya". Festival international de Photographie et arts visuel.  Kerkennah#01. Tunisie.

. 2018 . "Looking for Saadiya". Galerie Ghaya. Lieux de nulle part. Sidi Bou Saïd. Tunisie.

. 2018 .  Exposition Al Muzika, voix et musiques du monde arabe.. Philharmonie de Paris. Avril-août 2018

. 2018 . Les rencontres Dunga. Mornag. Tunisie. 22 avril 2018.

. 2017 . Festival Stambali. Institut du Patrimoine. Tunis. Tunisie.

. 2016 . La dernière danse. Voyage intime au coeur du Stambali. Institut Français de Tunis. Tunisie.

. 2016 . Arifa, petites histoires du monde invisible. Exposition collective “ Traces fragment d’une Tunisie contemporaine”. Institut Français de Tunis. Tunisie.

. 2015 . Arifa, petites histoires du monde invisible. Exposition collective “ Traces fragment d’une Tunisie contemporaine”. Mucem. Marseille. France. 

. 2015 . Arifa, petites histoires du monde invisible. Festival de la photographie de Ghar El Melh.Tunisie .

. 2013 . Gnawa, du sacré et du Profane. Festival de musique Gnaoua d’Essaouira, Maroc.

. 2011. Gnawa, du sacré et du Profane. Cité de la musique. Marseille. France.

. 2011. Gnawa, du sacré et du Profane. Festival les Arabesques. Marseille. France.

. 2009 . Gnawa, du sacré et du Profane. Institut des Cultures d’Islam. Paris. France.