La Dernière Danse.

Voyage intime dans le Stambali. Tunisie

2008-2016

Le Stambali est un culte de possession, qui prend sa source en Afrique Sub-saharienne. Il s'est répandu en Tunisie et en Afrique du Nord avec les populations amenées en esclavage pendant la traite orientale.  A l'instar des Gnawa du Maroc et du Diwan algérien, ce rituel est pratiqué par les communautés noires de Tunisie. Mélange entre le culte bori de la culture Haoussa et le culte populaire des saints musulmans, le stambali est devenu une tradition dans la Tunisie contemporaine.

Aujourd’hui, Riadh est l'un des derniers « Arifa » de Tunisie qui pratique ce rituel auprès d’un public encore présent. Il est le gardien d'une des dernières maisons qui étaient dédiées aux pratiques du stambali. C'est au cœur de cette petite maison traditionnelle de la médina de Tunis que repose le saint Sidi Ali Lasmar, personnage sacré de la communauté noire de Tunis.

 

C’est au travers de son corps et par l’intermédiaire de ses pouvoirs que les esprits parlent aux humains pour leur apporter bienfaits et bénédiction.  Ces personnages légendaires, ancêtres mythifiés originaires d' Afrique sub-saharienne, ainsi que les saints musulmans, accompagnent les hommes et les femmes dans leur vie quotidienne que le stambali fait revivre le temps d'un rituel. 

Mais, aujourd'hui, le stambali vit peut-être ses derniers jours. La plupart des officiants sont décédés et le rituel, à la fois culte et patrimoine musical, peine à trouver sa place dans une société en profonde mutation.

Riadh nous invite dans cet univers intime, entremêlé de musiques, de danses, d'odeurs et de couleurs,  avant d'entamer sa «dernière danse»  aux sources du Stambali et de la diaspora africaine en Afrique du Nord.